Transcription
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Monsieur, ainsin que le sieur de Rochefourt volloit yert monter à cheval pour vous aller faire entendre comme
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toutes chouses se passent en ces quartiers, nous eusmes une allarme en ceste ville que les ennemys emmenoyent
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le bestail des granges dicy aus environs, qui fut cause quil remit son voyage à ce jourd’huy quatre heures après
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midy, daultant quil montat à cheval avec tretente [sic] sallades de la compagnye de monsieur de La Tour qui sont
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en ceste ville attendant quilz puissent passer pour ce retirer en leurs maisons. Ilz volloyent retourner en Avignon
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[pour aller passer par le P[iemont. Je les ay retenu en ceste ville leurs faisant donner à chacun aultant de foin
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et avoyne, comme le taux dun archier ce monte, veu quilz sont plain de bonne vollonté pour faire service au roy et
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au paiis. Ilz me demandent quelque aultre moyen pour vivre. Je leurs ay dit qu’au bout de laune fault le drap.
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Ilz mont encoures prié de vous faire très instante requeste de les avoyr en recommandation entendu quilz
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sont estrangiers et que les passaiges leurs sont bouchés et que s’ilz vous plaisoyent leurs faire donner quelque
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argent pour vivre quilz prometroyent de demeurer, faisant service en votre gouvernement, tant que vous les
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auriés pour agreable. Il en y a set ou neuf de leurs compaignons qui sont de la Brye, lesquelz sont despartys après
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disné dicy pour sen aller trouver monsieur de Momperrou. Silz eussent heu quelque argent pour vivre icy, ilz neusse
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pas layssé leurs compaignons. Il en y a encoures XX [20] sallades icy, lesquelz nen partiront quylz ne sachent sur ce
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vostre vollonté. Je vous asseure bien monsieur que ceste ville ne peult demeurer sans cavallerye car ilz sont
16menacées de toutes pars. Il me semble qu’une bonne guarnison [barré : à G ] de cavallerye à Grayne les incommoderoit
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grandement. Ilz ont faict semblant ceste nuict passée de volloyr abandonner Miremande, ayant desia faict
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sourtyr leurs baguaige dehors, mays ilz ont despuis prins nouveau advis. J’envoyeray ceste nuict quinze sallades
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batre le chemin de Lourioul pour attraper des fourrageurs et nous rappourter quelques nouvelles desditz
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ennemys. Je vous envoye des lettres de messieurs voz frères. Jay incontinant ranvoyé leurs laquay pour les
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rellever de peine. Vous verrés par la lettre du sieur de Chasteauneuf que à la fin ceus de Mirendoul ont faict
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le faux bon. Je vous envoye une aultre des consulz de Vizans. Je vous asseure que si javoys mil hommes de piet
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à mespartyr aus lieus circonvoysins, quil ne basteroit pas pour les contenter. Du moins je les mène de parolle
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du mieus que je puis. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations priant Notre Seigneur
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vous donner,
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monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Montelimar, ce XXIIe mars quatre heures après midy
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Vostre très humble très hobeyssant filz et serviteur, Hourche
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Jay receu la lettre quil nous a pleu mescrire du XIXe et faict tenyr les aultres qui estoyent dans le paquet. La verité est bien telle
29que les ennemys font grant cas [barré : des to ] du rancontre que les chevaus legiers eurent. Je ne doubte pas que le cappitaine Beaucham
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ne fasse les fources des ennemys bien grandes. C’est à raison de
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la caballe. Ceux de Marsanne font bonne guarde.
